Pour terminer la trilogie des couleurs de Cuba, après le Bleu et le rouge, le Blanc est la couleur qui associée au bleu représente sur le drapeau les trois provinces
d'origine de Cuba.
Ici à La Havane, Place de la révolution, le blanc est la couleur de ce monument géant élevé à la mémoire de José Marti, une autre figure mythique de Cuba. Jeune patriote, journaliste et poète,
José Marti fonde en 1891 le parti révolutionnaire Cubain et lance la seconde guerre d'indépendance; il meurt 4 ans plus tard sous les balles espagnoles, il avait 42 ans.
On trouve beaucoup dans Cuba, notamment dans les écoles, une statue ou un buste de José Marti auquel les Cubains vouent un certain culte.

Le blanc, c'est aussi cette église de Paula sur l'avenida del puerto, auprès de laquelle nous observons ce matin là un surprenant ballet de personnes en civil en train de répéter des
exercices d'une façon plutôt martiale.
C'est assurément différent des autres ballets que nous avons pu observer en Chine au Yunnan, les objectifs des uns et des autres étant certainement très
différents.
Et puis c'est aussi le Capitole, copie de celui de Washington, il fut inauguré en 1929 pour y abriter les chambres des députés et du Sénat ; c'est aujourd'hui le
Ministère des Sciences, des Technologies et Environnement.
Mais le blanc, cest aussi l'art, l'architecture et la vie au quotidien, j'y reviendrai...peut-être.
Le drapeau Cubain comprend du bleu et du blanc en bandes horizontales, ainsi qu'un triangle rouge, symbole du sang versé pour conquérir la
liberté.
Comme le bleu décliné mardi, le rouge est très fréquent à Cuba.
Evidemment, c'est une couleur de prédilection pour les vieilles et belles Américaines, je parle des voitures bien sûr.


Ainsi à gauche, cette Chevrolet Belair 1956 trônant à l'aéroport de Santiago de Cuba, et à droite, une Cadillac Eldorado 1953 à La Havane.

A Camaguey, Plaza San Juan de Dios, ce monsieur imite étonnament bien l'une des statues de la place pour la photo et un peu d'argent.
Et puis, un autre mimetisme sur l'île de Granma, tout près de Santiago de Cuba.


Les enfants expriment, dans des dessins exposés au Musée du Carnaval à Santiago de Cuba, leur propre vision du monde, un monde qui semble les oppresser.

A La Havane, le Castillo de los Tres Reyes del Morro offre une longue perspective tandis qu'à Trinidad, le rouge est aux façades parcourues de fils électriques, ainsi qu'aux murs de ce fort
joli Musée romantique du Palais Brunet.



Quant aux canons du Castillo, ils se sont tus définitivement ensevelis sous les fleurs.
Prochaine couleur ?
Le blanc peut-être pour achever la trilogie Bleu Blanc Rouge comme la nôtre; d'ailleurs, autre similitude, les côtés du triangle rouge (une étoile en son centre) représentent la fraternité,
la liberté, l'égalité...
mais il y a tant de couleurs à Cuba.
CUBA fait rêver car cette île est évocatrice de toutes sortes de sensations, d'émotions, de senteurs, CUBA c'est la musique partout, des paysages aussi variés que
magnifiques, une architecture délicieusement rétro, un peu kitch, un patrimoine chargé d'histoire, et CUBA c'est aussi un cocktail de couleurs que l'on est amené à apprécier partout.
J'en déclinerai ici quelques unes parmi celles qui m'ont particulièrement frappé, à commencer par le bleu.

Ici à Bayamo, ville située dans la partie Sud-est de l'île de Cuba, à l'ouest de Santiago de Cuba; la pluie à ce moment accentuait encore les couleurs de la ville


Même les poubelles sont au bleu
Beaucoup de vieilles Américaines en bleu, telle cette BUICK 1950 à Santiago de Cuba

Une Chevrolet Belair 1955 à La Havane

non identifiée, c'était aussi à La Havane

Ford Tudor 1940 à Santiago de Cuba
Le bleu couvre souvent certaines façades de maisons ou d'hôels particuliers, comme ici à Camaguey

le bleu tente aussi en vain de raffraîchir certaines habitations HLM

il triomphe à Trinidad
et il est bien présent forcément à La Havane, presque naturellement au port
ou ici à la Bodeguita del medio, célèbre taverne où est passé depuis 1942, année de son ouverture tout le gottha mondain.
De nombreux objets aussi tel cet ensemble dans la Maison de Diego Velasquez à Santiago de Cuba
Mais à Cuba, il y a aussi omniprésence de panneaux à la gloire et à la mémoire de la révolution et de leurs chefs et héros mythiques

ces deux chiens y veillent

La prochaine série sera consacrée au rouge, lui-aussi bien présent.